Caraïbes P-91 5 pesos 1958-60 Bon état (très circulé)

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$3.73
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Attaque à la machette

L' attaque à la machette remonte aux guerres d'indépendance de l'île contre l'Espagne au XIXe siècle. Elle illustre le moment où les insurgés, mal armés et souvent en infériorité numérique, ont transformé un outil agricole du quotidien en une arme de dernier recours. Dans les campagnes de l'est, où la culture de la canne à sucre rythmait la vie et le travail, la machette devint à la fois pratique et symbolique : rapide, terrifiante à courte portée et profondément ancrée dans le territoire. Ces attaques servaient à percer les lignes ennemies, à semer la panique et à pallier le manque d'armes à feu.

En octobre 1867, Máximo Gómez enseigna aux forces cubaines ce qui allait devenir leur tactique la plus redoutable : la charge à la machette. Ancien officier de cavalerie de l’armée espagnole en République dominicaine, il leur apprit à combiner l’usage des armes à feu et des machettes pour une double attaque contre les Espagnols. Lorsque ces derniers (suivant les tactiques alors en vigueur) formaient un carré, ils étaient vulnérables aux tirs de fusil de l’infanterie à couvert, ainsi qu’aux tirs de pistolet et de carabine de la cavalerie chargeante. Finalement, comme lors de la révolution haïtienne, ce furent les forces européennes qui subirent les plus lourdes pertes dues à la fièvre jaune, car les troupes d’origine espagnole n’étaient pas immunisées contre cette maladie tropicale endémique de l’île.

L'image est étroitement liée au soulèvement mené par Carlos Manuel de Céspedes , également représenté sur de nombreux billets de l'île. En 1868, Céspedes affranchit ses esclaves et appela à la rébellion lors du Grito de Yara. À mesure que le conflit s'étendait, la charge à la machette devint une tactique emblématique des armées indépendantistes, expression d'improvisation, de désespoir et de détermination. En imprimant cette scène sur les billets de la fin des années 1950, l'État a lié la vie économique quotidienne à un mythe fondateur : l'idée que la liberté nationale n'avait pas été forgée par les armées impériales ni par des armes rutilantes, mais par le peuple transformant les outils du travail en instruments de révolte.

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