Moyen-Orient NW P-108 100 livres 1998 UNC | Amphithéâtre romain et empereur

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Devant:

  • L'amphithéâtre romain de Bosra
  • Empereur romain Marcus Julius Philippus

Dos:

  • Locomotive du chemin de fer du Hedjaz
  • Gare ferroviaire du Hedjaz à Damas

L' amphithéâtre romain de Bosra est de ces lieux qui, en toute discrétion, bouleversent notre perception du temps. Construit au IIe siècle de notre ère en basalte noir local, il peut accueillir quelque 15 000 personnes et est si bien conservé qu'il donne moins l'impression d'être une ruine que celle d'assister à une représentation suspendue. Ce qui le rend extraordinaire, c'est son histoire : au Moyen Âge, il fut entièrement absorbé par une forteresse, ses courbes romaines dissimulées derrière des murs et des tours islamiques. Ce hasard de réutilisation l'a préservé presque parfaitement, faisant du théâtre une véritable capsule temporelle où la vie civique romaine et les impératifs militaires ultérieurs coexistent au sein d'une même structure impressionnante.

Marcus Julius Philippus , plus connu sous le nom de Philippe l'Arabe, nous rappelle que Rome n'a jamais été une ville monolithique. Né près de Bosra, dans l'actuelle Syrie méridionale, il devint empereur de 244 à 249 et présida aux célébrations du millénaire de Rome en 248. Son règne, plutôt que celui de la conquête, fut marqué par la stabilité, le compromis et une administration efficace au sein d'un empire déjà fragilisé. Longtemps considéré par les historiens romains hostiles comme un étranger venu d'Orient, Philippe apparaît aujourd'hui sous un jour plus nuancé : celui d'un empereur provincial incarnant l'imbrication profonde de la Syrie et de l'Arabie au sein de l'élite impériale romaine.

Le chemin de fer du Hedjaz , notamment sa portion syrienne et la gare de Damas , témoigne d'un instant fugace où foi, technologie et empire semblaient converger. Construit au début du XXe siècle, il était destiné à transporter les pèlerins de Damas à Médine tout en renforçant le contrôle ottoman sur la région. La gare de Damas elle-même – à la fois hall de gare européen et monument ottoman – était autant un symbole qu'une simple destination. Bien que la ligne ait été sabotée pendant la Première Guerre mondiale et n'ait jamais atteint La Mecque, ses voies ferrées ont marqué une tentative audacieuse de moderniser le monde islamique selon ses propres termes, laissant derrière elle l'une des infrastructures les plus emblématiques du Moyen-Orient moderne.

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